lundi 17 juin 2013
En bleu, les rares pays (Bénin, Zambie, Serbie) qui ont interdit toute culture et importation d’aliments génétiquement modifiés.

En beige, couleur bien plus présente sur cet atlas mondial, ceux qui n’ont pas de législation particulière visant à encadrer les OGM dans l’alimentation.

Le vert foncé, dominant en Europe, désigne les pays qui imposent un étiquetage de presque tous les aliments génétiquement modifiés, avec un seuil de moins de 1 % de produits OGM par aliment (en dessous duquel la présence d’OGM n’est pas signalée). 

Les deux autres nuances de vert indiquent enfin, pour la plus foncée, un étiquetage seulement s’il y a plus de 1 % d’ingrédients OGM dans un produit alimentaire (ou seuil non défini) ; pour le plus clair, un étiquetage de certains produits alimentaires, avec de nombreuses exceptions et sans seuil défini, ou bien une loi peu appliquée.

Source : Big Browser




Par Maxime Combes (14 juin 2013) basta


Le 2 juin au matin, sous la protection d’agents de sécurité, la multinationale américaine Chevron a pris possession d’une parcelle située près de Zurawlow, en Pologne, sur le permis de Grabowiec, pour installer le matériel nécessaire à l’exploration de gaz de schiste. Les habitants des villages avoisinants se sont interposés. Une militante a été blessée par un véhicule de la compagnie et a du être hospitalisée. Depuis, plus de 150 personnes occupent le terrain visé par Chevron, réclamant son départ. Sous une grande tente installée pour l’occasion, ont pris place une cuisine collective, animée par des débats sur les dangers de la fracturation hydraulique et les stratégies pour s’opposer aux multinationales. Les camions de Chevron, prêts à revenir, seraient postés à 6 km.

Chevron prétend détenir toutes les autorisations nécessaires, y compris celles du ministère de l’Environnement, pour mener ses projets sur des terrains d’une surface de 2,7 hectares. Selon les riverains, l’autorisation des études sismiques ne serait valable que jusqu’au 6 décembre 2013. Et l’autorisation de forer aurait été annulée en juin 2012. Quelques mois plus tôt, Chevron avait provisoirement renoncé à débuter des forages sur la commune de Zurawlow, après une très forte mobilisation locale qui est retracée dans le documentaire La Malédiction du gaz de schiste, récemment diffusé sur Arte et réalisé par Lech Kowalski. A nouveau présent sur place, le réalisateur s’étonne de l’entêtement de Chevron alors que deux nouveaux pétroliers nord-américains, Talisman Energy Inc. et Marathon Oil, après Exxon Mobil, viennent d’annoncer quitter le pays en raisons de recherches non fructueuses.

Face au silence médiatique en Pologne et en raison de la très grande mansuétude des autorités locales et nationales envers Chevron, les opposants appellent à un vaste soutien international dans leur lutte. Les collectifs français contre les gaz et pétrole de schiste ont publié un communiqué de soutien et une pétition vient d’être mise en ligne. Selon Lech Kowalski sur Twitter, « Occupy Chevron va au-delà de la question des gaz de schiste, il s’agit de multinationales qui veulent imposer un certain mode de vie aux citoyens. Les fermiers (polonais) veulent que le monde sache cela. »

















Ben vi quoi faite passer



Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois. Face à cette menace, des artisans pêcheurs ont décidé de s’allier avec l’organisation écologiste Greenpeace, et des ONG pointent les mauvaises pratiques des grandes enseignes. Enquête.
Imanol Ugartemendia a commencé sa vie de pêcheur sur les grands chalutiers pélagiques, trainant des filets de plusieurs dizaines de kilomètres qui enserrent dans leurs nasses des milliers de tonnes de poissons. Il n’en garde pas un très bon souvenir. « On maltraitait le poisson, que l’on rejetait mort par centaines de kilos [1]. Soit parce que les quotas étaient atteints. Soit parce que ce n’était pas la bonne espèce. On faisait vraiment du sale boulot. En plus, on partait pendant quinze jours, et je n’aimais pas l’ambiance à bord. » Il a donc pris le large, et s’est mis à la « petite pêche ». Il traque désormais, au fil des saisons, le merlu, le bar, et parfois le congre. Seul à bord d’un petit bateau, il travaille non loin des côtes et rentre au port tous les soirs. Imanol fait maintenant partie de ceux que l’on appelle « les moins de 12 ».

« Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française. Lancée il y a un an, cette plate-forme réunit les professionnels de la pêche qui souhaitent sauvegarder leurs « petits métiers », trop souvent oubliés des politiques. Le ministre français de la pêche Frédéric Cuvillier étant même incapable de décrire ce secteur d’activité. « Pourtant, nous représentons près de la moitié des marins pêcheurs français, soit environ 8 000 professionnels, et plus de 80 % des bateaux de pêche en France, détaille Gwen Pennarun. Au niveau européen, la pêche artisanale représente 65% des emplois directs et 83% de la flotte. »

Quand les pêcheurs s’allient avec Greenpeace

Pour se faire entendre, les pêcheurs artisanaux ont décidé de collaborer avec Greenpeace, qui lutte contre la surpêche depuis plusieurs années. Parti de Roumanie le 18 mars, leur célèbre brise-glace, l’Arctic Sunrise a navigué de port en port, en Europe, pour achever sa virée à Londres, au début du mois de juin. « Nous avons, à chaque étape, embarqué des pêcheurs qui ont ainsi pu rencontrer des collègues d’autres pays », décrit Hélène Bourges, chargée de campagne Océans. Tous ces professionnels se sont réunis à leur arrivée dans la capitale anglaise.

« Pour peser sur les décisions politiques, et notamment sur la réforme en cours de la politique commune de pêche, nous avons besoin de nous organiser collectivement », explique Gwen Pennarun. Cette alliance n’est pas du goût de tout le monde. A son arrivée dans le port de Saint-Malo, à la fin du mois de mai, l’Arctic Sunrise a été accueilli par une banderole barrée d’un « Greenpeace prédateur des emplois de la filière pêche » . « Greenpeace ne s’oppose pas à la pêche mais à la surpêche », répond Hélène Bourges. « Nous défendons les professionnels qui pratiquent une pêche sélective ».

Cinq fois plus de poissons pêchés en 50 ans

Toujours présents à bord, les « petits » patrons pêcheurs maîtrisent en général plusieurs techniques de capture. Ils s’adaptent aux saisons et aux stocks disponibles, ne ciblant que les espèces qu’ils souhaitent attraper. Certains d’entre eux, à l’image des ligneurs de la pointe de Bretagne, ont même mis en place il y a près de 20 ans une période d’un mois « chômée » (du 15 février au 15 mars), pour laisser au poisson le temps de se reproduire. Ces dernières années, nombre d’entre eux ont dû renouveler leurs techniques et adapter leur savoir-faire, raréfaction des ressources halieutiques oblige. Mais leurs outils de travail restent modestes, de même que leurs charges fixes (entretien du matériel, quantité de carburants, etc.). Ce qui leur offre une vraie liberté.

« Je ne suis pas obligé de vider la mer pour payer mon bateau, résume Imanol Ugartemendia, qui vogue sans trop de stress. Ma seule véritable inquiétude, c’est le risque de disparition de la ressource. » Une inquiétude légitime. Car la mer se vide... Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les quantités de poissons pêchés sont passées de 20 millions à plus de 100 millions de tonnes, 50 % étant issues de l’aquaculture, et le reste de la pêche de capture. La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans. Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

Une espèce sur trois menacée d’extinction


Aux exigences croissantes des consommateurs, s’ajoutent d’importantes évolutions technologiques qui ont accru les capacités de capture des navires. Soumis à un rythme frénétique de prélèvements, les poissons doivent aussi faire face à une pollution croissante des océans et au changement climatique. 3% des stocks mondiaux sont épuisés. 28% sont surexploités, et donc menacés d’extinction si aucune mesure restrictive n’est adoptée. 50% des réserves halieutiques sont pleinement exploitées, les captures actuelles seraient par conséquent proches du niveau de production maximale, sans aucune marge d’expansion possible [2]. Les prévisions les plus pessimistes promettent la fin du poisson pour… 2035, c’est à dire demain. Cette date a été calculée par le professeur canadien en biologie marine Boris Worm, sur la base des tendances actuelles de baisse des stocks [3].

L’Europe, quatrième producteur mondial de pêche et d’aquaculture, joue un rôle de premier plan dans la raréfaction de ces ressources. La surcapacité de pêche est deux à trois fois supérieure au niveau auquel les réserves de poissons peuvent se renouveler. Cette surpêche est partiellement encouragée par la politique commune de la pêche (PCP), via le Fonds européen pour la pêche (FEP), doté de 4,3 milliards d’euros pour la période 2007-2013. Les projets financés sont choisis par les États membres, en partenariat avec les organisations de producteurs. Mais les sommes dépensées ne s’accordent pas toujours avec les objectifs affichés de préservation de la ressource. Moderniser les moteurs, pour économiser de l’énergie, permet aussi aux chalutiers d’augmenter leur productivité, comme l’a signalé la Cour des comptes européenne [4]. Entre 2000 et 2008, 33,5 millions d’euros ont ainsi financé la modernisation des navires de pêche au thon rouge. Une espèce largement sur-pêchée.

Des quotas défavorables aux artisans

Des quotas de pêche, appelés « totaux admissibles de capture » (TAC), sont pourtant définis chaque année. En France, les quotas sont répartis par les organisations de producteurs sur la base de ce que les bateaux ont pêché entre 2000 et 2003. Une période de référence défavorable aux pêcheurs qui débutent leur activité. « Mon bateau n’a pas pêché de thon pendant la période de référence, témoigne Imanol Ugartemendia. Et je n’ai pas eu accès à la réserve de quotas de l’organisation de producteurs. Résultat : je regarde les poissons passer sous mon bateau. Et je ne peux même pas en ramener un à la maison pour manger ! » Les défenseurs de la petite pêche reprochent par ailleurs au système des quotas de favoriser plutôt les gros bateaux, sur-représentés au sein des organisations de producteurs. « En Méditerranée, la pêche artisanale, qui représente 84% de la flotte n’a droit qu’à 10% des quotas », détaille Hélène Bourges, chargée de campagne Océans à Greenpeace France. Selon la Cour des comptes européenne, des pressions sont exercées sur le Conseil européen pour fixer des TAC supérieurs à ceux que recommandent les scientifiques [5].

En plus des aides directes versées au titre du FEP, le secteur bénéficie de subventions indirectes, telle que l’exonération générale des taxes sur les carburants. Une manne important pour les très gros bateaux, et notamment pour ceux qui pratiquent la pêche en eaux profondes. La consommation de carburant de ces chalutiers industriels s’élève à 7 000 litres de gasoil/jour au minimum. « Il en faut du pétrole pour tirer leurs moteurs de 2000 chevaux ! », sourit un pêcheur. Apparue dans les années 1970, à mesure que les stocks de poissons s’amenuisaient dans les eaux côtières, cette pêche convoite les espèces qui vivent en haute mer, jusqu’à 2000 mètres de profondeur, telles la lingue bleue, le grenadier de roche ou le sabre noir.

La pêche industrielle, championne des subventions

La pêche industrielle est pointée du doigt pour les ravages qu’elle produit sur les fonds des océans, qui abritent une riche biodiversité. L’Espagne, qui dispose de la plus importante flotte européenne, et la France réalisent à elles seules 50% des prises en eaux profondes. De ce côté-ci des Pyrénées, trois entreprises se partagent le gâteau : la Scapêche (Intermarché), qui possède huit navires hauturiers et qui représente jusqu’à 85% du total des captures d’espèces profondes. Euronor (UK Fisheries [6]), basé à Boulogne-sur-Mer qui totalise 9% des prises et Dhellemmes (qui appartient au groupe hollandais Jaczon BV, spécialisé dans la pêche industrielle et la congélation de poissons), basé à Concarneau.

« En plus d’être destructrice, cette méthode de pêche n’est pas viable économiquement », s’insurge Claire Nouvian, présidente de Bloom, une association qui se bat pour la préservation des océans profonds, et pour la survie des pêcheurs. La Commission européenne estime que dans plusieurs États membres les coûts imputés sur les budgets publics au titre de la pêche sont supérieurs à la valeur totale des captures. Autrement dit, les citoyens européens paient leur poisson quasiment deux fois : sur les étals et avec leurs impôts. « De 2004 à 2011, la Scapêche a bénéficié de quatre types de subventions pour un montant total de 9,34 millions d’euros. En dépit de ces aides et de l’injection de 20 millions d’euros par le groupe Intermarché, la Scapêche a accumulé plus de 19 millions d’euros de pertes courantes. » Mais ces aides ne permettent-elles pas de créer des emplois ? A peine. Selon les estimations des ONG, l’activité génère entre 250 et 350 emplois équivalents temps-pleins, sur terre et en mer (secteurs du transport, de la transformation et de l’emballage compris). Moins de 2 % des emplois directs et indirects du secteur.

Greenwashing en série

En France, trois poissons sur quatre sont vendus en super ou hypermarchés. Ce qui donne une responsabilité particulière à la grande distribution. En juin 2012, le jury de déontologie publicitaire a épinglé le groupement de supermarchés Les Mousquetaires, qui possède Intermarché, suite à une plainte déposée par Bloom pour « greenwashing ». L’ire de l’association porte sur une campagne de promotion prétendant que l’enseigne s’engage « pour une pêche responsable » et qu’elle joue « un rôle déterminant dans le maintien durable de la pêche en France, qui passe par la préservation et le renouvellement des ressources marines ». Il a été demandé aux Mousquetaires de retirer leur publicité.

Ils ne sont pas les seuls à exceller en« écoblanchiment ». Leclerc s’était illustré de son côté en 2010 avec une superbe campagne expliquant « ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale ». Et précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et en petits caractères : « Excepté les 28 senneurs (les thoniers, ndlr) listés en annexe 1 de l’arrêté du 28 janvier 2010 »… C’est à dire toute la flotte industrielle française !

Inaction de l’Union européenne

Contactés par Basta !, à propos de leur politique de sélection des espèces de poissons vendues, les deux groupes n’ont pas souhaité s’exprimer. « Côté grande distribution, il y a de vrais différences selon les enseignes », tempère Claire Nouvian, dont l’association vient de publier une enquête sur les bons et mauvais élèves. Casino et Carrefour sont plutôt bien notés, au contraire d’Intermarché, de Leclerc et d’Auchan. « Mais elles ont toutes des efforts à faire en matière de transparence. Il n’ a aucune lisibilité sur les critères de choix des espèces vendues. Qui décide de suivre tel avis scientifique plutôt que tel autre, par exemple ? »

La nouvelle politique commune de la pêche, dont le projet de réforme a été acté au début du mois de juin par le Conseil européen, obligera-t-elle les distributeurs à rendre des comptes ? Nul ne le sait pour le moment. Sous la pression notoire de la France, les ministres de la pêche ont refusé d’adopter un calendrier d’actions. Le projet prévoit cependant de privilégier les pêcheurs ayant des pratiques à faible impact sur les écosystèmes, avec un taux maximum d’emplois par kilo de poisson débarqué.

1% des océans sont protégés
« Nous attendons de voir ce qui va être véritablement être acté au niveau financier, remarque Bertrand Cazalet, du Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc Roussillon (SMPR). Comment les fonds seront-ils structurés, sachant qu’historiquement les industriels arrivent toujours à retirer leur épingle du jeu ? » Au Comité national des pêches (CNPMEM), instance représentative plus large que les organisations professionnelles, la réforme européenne est regardée avec méfiance. De même que la constitution d’un réseau de petits pêcheurs, en lien avec Greenpeace.

Les représentants de la profession redoutent notamment la mise en place de grands espaces interdits de pêche, recommandée par divers scientifiques, dont le biologiste français Daniel Pauly. Selon ce spécialiste mondial de l’état des ressources halieutiques, l’établissement de ces zones sans pêche se fait très lentement. Seul 1% des océans est aujourd’hui concerné par cette préservation. 2% dans quinze ans. Un rythme bien trop lent pour assurer le renouvellement des stocks. Le Comité national des pêches, s’inquiète aussi du retard pris sur le calendrier prévisionnel des négociations financières. Certains patrons de chalutiers craignent d’être obligés d’adapter leurs outils aux contraintes environnementales (maillages de filets plus larges pour laisser passer les jeunes poissons par exemple) sans être soutenus financièrement.

A quand un véritable label pour la pêche ?


La Commission reconnaît que, « à court terme, les objectifs environnementaux, économiques et sociaux peuvent entrer en conflit », en particulier pendant la période de reconstitution des stocks, au cours de laquelle il va falloir réduire la voilure. « Cette question est cruciale, précise Hélène Bourges, de Greenpeace. Surtout pour les « semi-industriels », ces chalutiers d’une vingtaine de mètres, qui vont devoir réduire leurs captures alors qu’ils sont enfermés dans le cercle vicieux de l’endettement et de la nécessaire surpêche. Le volet financier de la réforme doit prendre cela en compte. Ces personnes devront être accompagnées vers des modes de pêche plus durables. Mais on ne peut pas faire l’économie du temps de reconstitution des stocks. Sans poissons, pas de pêcheurs ! Cela parait logique mais il nous semble important de le souligner. »

Les consommateurs peuvent-ils agir en faveur de pratiques vertueuses ? Comment choisir le « bon » poisson ? Il n’y a guère que lors des ventes à quai, au sortir du bateau, que le poisson peut être tracé. Une fois partis dans les circuits de distribution, tout les poissons se valent, côté traçabilité. La mise en place d’un véritable label, à l’image du logo AB pour l’agriculture biologique fait partie des demandes des artisans pêcheurs. En attendant, les consommateurs peuvent aussi se référer aux tableaux et calendriers établis par Greenpeace ou l’association Slow food. Comme pour les fruits et légumes de saison.

Source © Nolwenn Weiler/Basta 


Notes
[1] Entre 20 et 50 % des prises de poissons effectuées par le secteur industriel sont rejetées à la mer.

[2] Source : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, FAO, 2010.

[3] Boris Worm travaille en collaboration avec le biologiste français Daniel Pauly, Directeur du Fisheries Centre de l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. Daniel Pauly est l’un des plus grands spécialistes mondiaux des ressources halieutiques. Il a développé la plus grande base de de données au monde sur la biodiversité, ainsi qu’une base de données qui cartographie les prises de pêche sur tous les océans.

[4]  Consulter le rapport de la Cour des comptes européennes en 2011.

[5]  Rapport 2011 de la Cour des comptes européenne sur la PCP.

[6] UK Fisheries, détenue à 50 % par une filiale de Parlevliet & Van Der Plas B.V., un membre néerlandais de l’association des chalutiers-congélateurs pélagiques (PFA), l’un des groupements professionnels les plus puissants défendant les intérêts du secteur de la pêche industrielle en Europe.

"La France, empêtrée dans les problèmes de pollution agricole qui contamine ses cours d'eau, vient d'être condamnée par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Cette dernière a rendu, jeudi 13 juin, un arrêt qui constate les "manquements" chroniques de Paris. Cette décision est un prélude à une possible amende de plusieurs dizaines de millions d'euros, voire à des astreintes journalières qui alourdiraient considérablement le montant réclamé.

Il s'agit de la vieille affaire des nitrates et de l'incapacité de Paris de se mettre en conformité avec une directive européenne de 1991. Ce contentieux porte précisément sur la sous-estimation des "zones vulnérables" qu'il faudrait impérativement protéger, autrement dit sur le manque d'autorité de l'Etat pour faire respecter les bassins versants dont les teneurs en nitrate dépassent déjà les 50 milligrammes par litre. La CJUE prépare en outre un deuxième rappel à l'ordre, qui devrait dénoncer d'ici à fin 2013 la frilosité des programmes pour redresser la situation dans ces mêmes zones.

L'excès d'azote minéral et organique - essentiellement d'origine agricole - entraîne, une fois transformé en nitrates, l'eutrophisation des rivières et nourrit le phénomène des proliférations d'algues vertes. Le problème est plus large cette fois : les zones vulnérables concernent 55 % des surfaces agricoles selon l'état des lieux révisé fin 2012
. La liste actuelle englobe 19 000 communes. Les porte-parole de l'agriculture intensive se sont récriés contre ce classement soi-disant excessif, et la FNSEA a déposé plusieurs recours devant les tribunaux. A Bruxelles, c'est la cartographie précédente, celle - peu réaliste - de 2007, qui est dénoncée comme insuffisante.

"FAIBLESSE DE LONGUE DATE"

La ministre de l'écologie Delphine Batho estime que l'arrêt de la CJUE "sanctionne une faiblesse de longue date", autrement dit le manque d'empressement de ses prédécesseurs car une délimitation plus réaliste des zones vulnérables aurait dû être faite fin 2011. "J'ai l'intention de rencontrer rapidement la Commission européenne pour présenter notre programme d'action, annonce-t-elle. Il va falloir davantage que de la bonne volonté pour convaincre Bruxelles et éviter une lourde condamnation pour manquement sur manquement." Cette procédure-là est redoutable puisqu'elle risque d'entraîner des amendes par jour d'astreinte.

Ainsi en 2007, la Commission européenne avait déjà décidé de saisir la CJUE et de suggérer une astreinte de 130 000 euros par jour pour... infractions de la France vis-à-vis de la même directive nitrates de 1991. Il était alors reproché à cette dernière ses taux démesurés de nitrates dans l'eau potable en Bretagne. Le gouvernement de l'époque s'en était sorti en plaidant beaucoup et en fermant prestement les points de captage les plus pollués. Résultat : les Bretons boivent une eau réglementaire qu'il faut aller chercher loin, tandis que leurs rivières continuent d'être chargées de pollution diffuse. Et les fonctionnaires européens ont fini par se lasser de cette inefficacité persistante.

Après moult avertissements sur ses zones vulnérables incomplètes et sur la faiblesse des actions menées pour y faire diminuer les taux de nitrates, la Commission européenne a de nouveau traduit la France devant la CJUE en février 2012. Si elle ne constate pas de progrès de la qualité de l'eau dans les prochains mois, elle sera en droit de saisir à nouveau les magistrats. L'unique suspense dans cette affaire réside dans la sévérité du montant des pénalités."






Une équipe de recherche internationale, à laquelle ont participé le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (IPSL/LSCE %u2013 CEA/CNRS/UVSQ) et le laboratoire " Géosciences environnement Toulouse " (CNRS/IRD/Université Paul Sabatier Toulouse 3) a comptabilisé précisément les bilans d'émission et de capture des gaz à effet de serre au niveau des rivières, estuaires et zones côtières - ou " continuum aquatique terre-mer ". Cette étude a permis de déterminer que l'activité humaine a significativement changé l'exportation de carbone des écosystèmes terrestres vers les rivières et les estuaires.

Les résultats montrent qu'une fraction du carbone émis depuis la période pré-industrielle reste séquestrée dans les sédiments du " continuum aquatique terre-mer " au lieu d'être stockée dans les écosystèmes terrestres tandis qu'une autre est relâchée sous forme de CO2 vers l'océan et ensuite vers l'atmosphère. Ces résultats sont publiés dans Nature Geoscience.

Au cours de cette étude, les chercheurs se sont intéressés au " continuum aquatique terre-mer ", c'est-à-dire à l'ensemble des rivières, lacs, fleuves, estuaires et zone côtières, impliqué dans le bilan des sources et puits de CO2. Ils ont examiné les données publiées précédemment et ont montré qu'une proportion importante des émissions de carbone d'origine anthropique, qui est absorbée par les écosystèmes terrestres, n'est pas stockée dans ceux-ci, mais " fuit " dans le continuum aquatique terre-mer. À cause de cela, les écosystèmes terrestres stockent 0,9 gigatonne de carbone chaque année, ce qui est en accord avec les études précédentes. Ces résultats indiquent surtout que le carbone séquestré par ces écosystèmes fuit (du fait de la déforestation, du déversement des eaux usées et du processus de météorisation) plus qu'on ne le pensait vers les systèmes aquatiques, et finalement vers l'atmosphère. Seule une fraction minime de ce CO2 (environ 10%) atteint la haute mer.

La capacité globale de stockage par les écosystèmes terrestres doit donc être significativement révisée à la baisse. Les écosystèmes terrestres et marins sont des acteurs majeurs du stockage du CO2, et par conséquent de la modération du changement climatique. Il est donc crucial d'inclure ces nouveaux flux du continuum aquatique terre-mer dans les bilans globaux du CO2.

Les émissions de CO2 liées aux activités humaines injectent chaque année 8,9 gigatonnes de carbone dans l'atmosphère. Environ une moitié est reprise par les écosystèmes océaniques et terrestres : les océans capturent près de 2,3 gigatonnes de carbone, et la végétation (forêts, prairies, cultures, marais..) environ 2,5 gigatonnes. Le reste s'accumule dans l'atmosphère, en partie responsable du réchauffement global de la planète.

Référence de la publication : " Anthropogenic perturbation of the carbon fluxes from land to ocean ", Pierre Regnier et al., Nature Geoscience (2013), doi:10.1038/ngeo1830.

Source : www.cea.fr




Une brèche a été repérée sur le réseau d'oléoduc exploité par une pétrolière du Texas à environ 20 kilomètres au nord-est de Zama City.

Quelque 9,5 millions de litres d'eaux usées se sont déversés dans le nord de l'Alberta en raison d'une fuite dans un oléoduc exploité par une pétrolière du Texas.

La Commission chargée de l'économie des ressources énergétiques (ECRB) de la province a rappelé que la fuite de produits polluants avait été signalée par la multinationale Apache Canada le 1er juin dernier.

Une brèche a été repérée sur le réseau d'oléoduc à environ 20 kilomètres au nord-est de Zama City, une communauté isolée située près de la frontière avec les Territoires du Nord-Ouest.

La fissure a depuis été colmatée et les opérations de nettoyage ont commencé sur les 42 hectares affectés, a précisé la direction d'Apache.

Les eaux usées sont extraites lors des activités de forage d'hydrocarbures contenant du pétrole, du sel et d'autres minéraux.

Apache a souligné que la rivière Zama, située à proximité, n'avait pas été touchée par le déversement.


Source © Lapresse.ca
Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que le recul de masse glaciaire de la calotte polaire sud était principalement dû à la formation d’icebergs. Pas si sûr. Une équipe de chercheurs de l’université d’Irvine en Californie et du JPL de la Nasa vient de publier une étude dans la revue Science, démontrant que la fonte de la base des plateformes de glaces entourant l’Antarctique y contribuerait de manière beaucoup plus importante.
Il s’agit de la première étude portant sur l’ensemble des plateformes de glace entourant l’Antarctique. Celles-ci représentent à elles seules 60% des ressources mondiales en eau douce. Entre 2003 et 2008, la fonte de leur base a compté pour 55% de la perte de masse glaciaire.

Une meilleure mesure de la fonte des glaces permettra aux scientifiques de prédire avec plus de précision la montée des eaux océaniques. La Nasa vient par ailleurs de modéliser le continent le plus au sud de la Terre afin de calculer le volume exact de sa couche de glace, et mesurer, là encore, la vitesse de montée des eaux due au réchauffement climatique.


La province Philippines du Cotobado du Nord a été touchée par de très fortes pluies. Six villes et vingt-six villages ont été sinistrés. Cinquante mille personnes ont dû fuir leur domicile.

Parmi les localités les plus touchées ont citera : Carmen, Kabacan, Matalam, Mlang, President Roxas et Tulunan. Des centaines d'habitations ont été inondées ainsi que plusieurs écoles et des bâtiments publics. Dans la ville de Tuael, un glissement de terrain causé par les fortes pluies a détruit deux habitations.
La mousson indienne débute avec un mois d'avance et les fortes pluies de ces derniers jours ont causé des inondations notables dans le Nord du pays. 

 Au moins 23 personnes ont perdu la vie dans le nord de l’Inde, quand des pluies diluviennes et des inondations ont emporté des routes et des édifices dans l’État d’Uttarakhand.

source catnat

Deux orages de grêle ont frappé l'agglomération de Tours tôt lundi matin, déversant des grêlons atteignant parfois la taille d'un oeuf et provoquant de nombreux dégâts, notamment dans le vignoble de Vouvray. A 09h, les pompiers avaient effectué quelque 200 sorties pour des arbres arrachés, des toitures transpercées et des caves inondées.

Le courant a été coupé dans plusieurs communes au nord de Tours et des parcelles de vigne du vignoble de Vouvray ont été entièrement dévastées, selon de premières constatations. «C'est une catastrophe, l'orage a duré une dizaine de minutes et a tout haché. Sur Vouvray et Reugny, des vignes sont détruites à 100%», explique Christian Feray, viticulteur du château de Montcontour, le principal producteur de cette appellation.

«Même la récolte de l'an prochain est compromise car les rameaux n'auront pas le temps de mûrir d'ici la fin de l'été», ajoute-t-il. Un car scolaire, transportant une vingtaine d'enfants, a par ailleurs dérapé sur une chaussée glissante entre Neuillé-Pont-Pierre et Tours et s'est immobilisé dans le bas-côté. L'incident n'a pas fait de victime et les passagers, des lycéens et des étudiants ont poursuivi leur route à bord d'un autre car.

Les intempéries devaient se déplacer dans la matinée vers l'Ile-de-France, où huit départements ont été placés en alerte orange jusqu'à 11h par Météo France.

Ces violentes perturbations sur la moitié Nord et Ouest contrastent avec la façade Est et Sud où le temps est sec, lumineux et chaud. Des nuages bas persisteront sur le Roussillon, ils seront plus éphémères sur le Var. Les températures atteindront 27 à 30 degrés entre Lille et Toulouse, 31 à 33 du Nord-Est à la Provence. Elles culmineront à 34 degrés à Strasbourg et 36 degrés à Grenoble.



Touraine: les vignes ravagées par la grêle - 17/06 par BFMTV
COLORADO SPRINGS, États-Unis - Les pompiers tentant de freiner un monstrueux feu de forêt près de Colorado Springs, dans le centre du Colorado, ont réussi samedi à renforcer leur contrôle sur le brasier qui a déjà fait deux morts et détruit près de 500 maisons.

Le shérif du comté d'El Paso, Terry Maketa, a annoncé que la pluie et la progression plus lente des flammes avaient permis aux équipes de circonscrire davantage l'incendie et de lever les avis d'évacuation pour quelque 5000 personnes résidant dans des quartiers situés à l'est, au nord et à l'ouest du brasier.

Le feu a éclaté mardi alors que la chaleur et la sécheresse battaient des records dans la région. Les autorités ont prévenu la population que le brasier pourrait gagner en vigueur si les conditions météorologiques changeaient. Jusqu'à présent, 473 résidences ont été brûlées.

Les pompiers ont affirmé qu'ils étaient mieux préparés pour affronter les flammes en raison des leçons qu'ils ont tirées de l'incendie de Waldo Canyon, un feu de forêt similaire qui a dévoré des milliers de maisons et tué deux personnes l'an dernier à quelques kilomètres seulement de Colorado Springs.

Lorsque la Black Forest, une région rurale densément boisée située au nord de Colorado Springs, a commencé à brûler, les autorités ont rapidement évacué des dizaines de milliers de résidants et ont immédiatement fait appel à des troupes et des avions fédéraux, des ressources qui n'avaient pas été utilisées en 2012.

La Maison-Blanche a révélé samedi que le président Barack Obama avait téléphoné au gouverneur du Colorado, John Hickenlooper, pour le questionner sur la situation et réitérer sa volonté de lui prêter main-forte.

Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de l'incendie, mais le shérif Maketa a indiqué qu'il avait probablement été provoqué par des êtres humains.


Source: AP

mardi 11 juin 2013
Le combat contre des inondations historiques se poursuivait lundi en Allemagne. Des centaines de personnes ont dû être évacuées au bord de l'Elbe après la rupture d'une digue. La situation s'améliorait par contre en Hongrie; le Danube continuant sa décrue à Budapest.

"La lutte contre les inondations représente la plus grande intervention jamais menée par l'armée allemande" sur le territoire national, a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement. Quelque 20'000 soldats ont été mobilisés.

Le bilan humain des inondations qui ravagent depuis une semaine des régions entières d'Europe centrale s'est alourdi lundi. En Autriche, le corps d'une personne portée disparue depuis plus d'une semaine a été retrouvé. Cette nouvelle victime porte à 21 le nombre de morts recensés, dont cinq en Autriche et dix en République tchèque, où six personnes sont également portées disparues.

Les dommages matériels restent difficiles à évaluer mais ils se chiffreront en milliards d'euros.

Situation tendue en Allemagne

En Allemagne, la rupture d'une digue à Fischbeck a montré que la situation restait tendue. Cet incident a entraîné la fermeture d'un pont ferroviaire, obligeant les lignes très fréquentées reliant Berlin à Cologne ou à Francfort à des détours importants.

Plus en amont, à Magdebourg, où des milliers de personnes ont été évacuées, l'Elbe a entamé sa décrue.

Les États régionaux du Brandebourg et de Basse-Saxe attendaient quant à eux le point haut des flots. La chancelière allemande Angela Merkel s'est rendue à Wittenberge lundi après-midi pour sa troisième visite dans les zones inondées en une semaine. Plus au sud, le retour à la normale se faisait lentement.

Dégâts estimés en République tchèque

En Hongrie, le Danube a commencé une lente décrue à Budapest et les digues semblaient tenir bon.

En République tchèque, l'heure est au calcul des coûts provoqués par les inondations. Les dégâts ont été évalués à environ deux milliards de couronnes (96 millions de francs) rien que dans l'agriculture.


Source © ats / 10.06.2013


Au moins trois "trombes marines", colonnes d'air et d'eau en rotation, ont été observées dimanche au large de Cagnes et Antibes.

La première de ces "mini-tornades" a été observée vers midi depuis la baie de Cagnes, progressant au large vers Villeneuve-Loubet et Antibes.

Deux autres "tornades" ont ensuite été aperçues au large d'Antibes, puis du cap d'Antibes en début d'après-midi.

Source © Nice Matin


39 pêcheurs ont péri et 20 autres sont portés disparus dans une tempête soudaine qui a frappé certaines régions du Sri Lanka pendant deux jours. Plus de 20 pêcheurs ont également été blessés après que leur bateau a été pris dans la tempête entre vendredi soir et samedi matin.

La marine et l'armée de l'air du Sri Lanka ont participé à l'opération de recherches et de secours mais elles craignent que le bilan des morts ne s'alourdissent, selon le vice-ministre.

Les services météorologiques sri-lankais ont publié samedi une alerte météo conseillant aux pêcheurs de ne pas sortir en mer en raison des vents forts.

Les vents puissants ont commencé à souffler vendredi soir, déracinant des arbres dans certains quartiers de Colombo, la capitale du Sri Lanka, et à sa périphérie.

Les transports le long de la ligne de chemin de fer ont été perturbés par les intempéries et les routes ont été bloquées samedi soir à cause des arbres déracinés qui empêchent le passage des voitures.

Les services météorologiques du pays ont déclaré dimanche une accalmie à travers le pays, même si des pluies sont toujours attendues dans plusieurs régions du pays cette nuit.



Source : Time of India


De très fortes pluies ont touché le sud des Philippines et en particulier l'île de Mindanao causant des inondations notables dans plusieurs parties de l'île. Quatre personnes ont été tuées et 2 autres sont portées disparues suite aux crues torrentielles. 2800 personnes ont dues être évacuées.

Les secteurs les plus touchés sont ceux de : Matina Crossing, Matina Pangi, Talomo and Tugbok.

Les fortes pluies sont également à l'origine de nombreux glissements de terrains. Certains d'entre eux ont détruits des structures et des routes dans les localités de Tinago et de SaniSdro
 

Source : AP

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